Concevoir son objet connecté : comment réaliser rapidement un prototype grâce aux Starter Kits - Bluesoft
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Concevoir son objet connecté : comment réaliser rapidement un prototype grâce aux Starter Kits

Des starter Kits pour se lancer vite et bien

Jusqu’à ces dernières années, engager un projet d’IOT était fastidieux, pour des raisons de coût et de temps avant d’obtenir un résultat satisfaisant. Pour pallier ces problématiques et pour répondre au nombre croissant d’idées nouvelles, les startups ont commencé à mettre à disposition des starters kit avancés.

Ces derniers disposent d’environnements de compilation faciles à utiliser. Ils sont composés :

– d’une carte principale autour d’un processeur qui se doit d’être autonome, communicant, extensible et prêt à être utilisé dès sa sortie de la boite

– d’un connecteur d’extension, pour lequel différents fournisseurs proposent des cartes filles par métier

Proposer une carte par métier permet à l’utilisateur de gagner du temps dans la réalisation du prototype.

La mise à disposition de Starter Kit a été accélérée, ces derniers permettant maintenant de disposer d’une v0 d’un objet pour quelques euros et en quelques minutes de connectique. Bien que la carte processeur ait un coût pour les premières séries, il reste moindre par rapport au prix de son équivalent.

On peut trouver une carte fille adaptée soit dans les catalogues des fournisseurs soit en la produisant. De cette manière, vous serez en mesure de réaliser les premières préséries de votre projet.

Parmi les plus connus, la carte Arduino est certainement celle qui a lancé le mouvement.

Disponible pour une vingtaine d’euros, cette carte, basée sur un microcontrôleur Atmel, permet à tous les « bidouilleurs », appelons les « Markers », de réaliser un grand nombre d’applications. La réussite de cette carte est due tout d’abord à son interface de programmation : gratuite, simple et open source. Elle permet de programmer la carte avec des notions relativement simples de programmation C. Mais surtout cette carte standardise un connecteur contenant 8 entrées analogiques, 10 entrées sorties numériques et une interface SPI pour laquelle une offre commerciale abondante est apparue.

Ces milliers de cartes filles disponibles à la vente proposent ainsi autant de situations se rapprochant des projets des utilisateurs. Ce connecteur propose une possibilité de réutilisations des entrées et sorties. On peut également additionner les cartes comme :

  • une carte d’entrées et sorties à relais 
  • une carte de communication GSM 

Si la carte Arduino a été le tremplin au mouvement des Markers, la puissance de son processeur limite l’usage que l’on peut en faire. Aussi des startups ont tenté de trouver une solution avec le Raspberry Pi. L’objectif ? Proposer une carte basée sur un unique composant regroupant à lui seul un PC complet.

Broadcom propose un processeur disposant d’un processeur ARM, de mémoire, d’une capacité graphique avancée et de capacités de communication, le tout sur le même processeur. La carte conforme au standard défini par la Fondation Rasperry Pi est commercialisée pour une cinquantaine d’euros, avec port HDMI, réseau, USB, et carte SD en guise de disque dur supportant Linux ou maintenant Windows 10 IoT.

Des millions de pièces ont déjà été produites. Trois versions de cartes, ont déjà vu le jour et une nouvelle version est en production. Elle sera plus puissante que les dernières cartes produites.

Cette carte est aujourd’hui la carte de référence. Comme pour le Arduino, des centaines de cartes filles sont disponibles pour couvrir des besoins aussi nombreux que variés.

Il existe beaucoup d’autres kits !

Gadgeteer, un des premiers modulaires Kits sous .net
Waspmote, une carte communicante, orientée capteur, optimisée pour être autonome en énergie, proposant tous les systèmes de communication possibles et livrée avec un environnement cloud-ready
Netduino ; une version Microsoft conçue autour du connecteur standard du Arduino Nucleo, Galileo, Terasic DE10, MSP430….

Quel starter kit utiliser ?

Starter kits et communautés

 La vraie question qui va se poser à vous est : « quel starter kit utiliser ? »

Deux points sont à prendre en considération :

  • L’adaptabilité des cartes filles à la majorité des besoins en entrée et sortie : gain de temps
  • La puissance du processeur et les capacités de communication de la carte, qui doit être de préférence surdimensionnée. Cela vous donnera plus de souplesse et la possibilité de ne pas se concentrer sur les optimisations logicielles

Quelle que soit la carte que vous choisirez, vous pourrez vous appuyer sur une communauté. Avec le temps, les éditeurs ont compris qu’une communauté active d’utilisateurs était la condition de la réussite. Vous y trouverez, des exemples de code, de hardware, des projets, des forums d’aide, des outils….

Concevoir son objet connecté, c’est se poser les bonnes questions pour garantir sa pérennité et sa bonne utilisation.

Découvrez dans le livre blanc « Préparez votre entreprise au monde des objets connectés » les 9 points essentiels à prendre en compte lorsqu’on se lance dans la conception de son objet connecté.