Transformation numérique oblige, le calendrier des DSI est aujourd’hui bien chargé. Entre la maintenance des systèmes informatiques existants et le développement de nouveaux services, elles ne manquent pas de travail. Tout en restant disponibles pour les collaborateurs, elles évoluent dans un cadre contraint par les objectifs de la direction ou un budget défini. Dans les phases de Build ou de Run comme dans les demandes quotidiennes ressort un fil rouge : celui de l’UX (ou expérience utilisateur). Tel un leitmotiv, l’UX guide la construction de chaque nouvelle brique. Dans le domaine des applications B2C, lorsque l’UX s’est répandu dans la communauté des développeurs, celles-ci ont gagné en fluidité, en facilité de prise en main et en puissance afin de répondre aux besoins des consommateurs. Les collaborateurs eux, ne bénéficient pas systématiquement d’outils performants et polyvalents, à l’image de leur métier.

Une des clés pour réussir une nouvelle transformation numérique est donc de mettre l’accent sur le développement d’applications métier suffisamment abouties pour optimiser l’expérience collaborateur. Plus vite les DSI y parviendront, plus loin elles projetteront leur structure dans le monde d’après. Dans ce contexte, le développement d’applications métier orientées utilisateurs passe donc en tête des priorités.

Les bienfaits inhérents à une meilleure stratégie expérience utilisateur de la DSI

Quel intérêt pour les DSI de développer des applications métier UX ? Première raison, et non des moindres : la lutte contre le Shadow IT. Le constat est simple : les collaborateurs utilisent de nombreuses applications mobiles dans leur quotidien. Si ce à quoi ils ont accès dans leur sphère professionnelle ne colle pas avec leurs usages ou diminue leur productivité, ils se tourneront vers d’autres solutions. Quitte à mettre l’entreprise en danger : la non-conformité vis-à-vis du RGPD ou faille de sécurité (avec le cas de whatsapp) sont de réelles menaces pour l’organisation. La DSI peut lutter contre ce fléau en construisant elle-même un outil à la hauteur des attentes.

L’amélioration de la prise en compte de l’expérience collaborateur engendre d’autres bénéfices :

  • Les processus de gestion de projet ou de données s’automatisent ;
  • L’organisation et l’efficacité des équipes est accrue puisqu’elles gagnent du temps ;
  • Les tâches se réalisant plus simplement, l’entreprise voit ses ressources financières mieux utilisées ;
  • Les collaborateurs sont davantage satisfaits et créent une meilleure relation avec leurs clients ;
  • La DSI acquiert une plus grande légitimité au sein de l’entreprise.

Immédiats ou plus tardifs, les atouts d’une expérience collaborateur bien prise en compte se diffusent à tous les niveaux de l’organisation.

Nouvelle UX des applications métiers : imposer ou cocréer ?

Si les avantages sont nombreux, les freins le sont tout autant. En tête de liste, on pense aux :

  • Coûts de la maintenance IT naturellement plus élevés ;
  • Temps que l’on conserve toutefois pour les anciens systèmes puisque le ROI du nouveau parcours utilisateur n’apparait pas dans l’immédiat ;
  • Fonctionnements en silo qui stoppent l’échange d’informations ;
  • Habitudes bien ancrées des utilisateurs finaux qui s’élèvent parfois contre le changement ;
  • Risques en matière de cybersécurité et les craintes qu’il faudra lever.

Une communication fluide avec les futurs utilisateurs des applications et quelques démarches souples de leur part sont des éléments à valider avant la mise en œuvre.

Améliorer l’expérience utilisateur sur les applications métier point par point.

Lors du développement d’applications métier UX centric, les DSI sont guidées par un seul mantra « l’application répond aux besoins des utilisateurs ». Si déjà elles orientent leur construction dans ce sens, elles font un grand pas vers le succès. Afin de se préparer au mieux, elles peuvent s’appuyer sur un levier fort : les rituels agiles.

Tout en gardant ce principe à l’esprit, plusieurs étapes sont nécessaires pour favoriser la mise en place de la nouvelle UX d’application métier :

  1. Connaître les usages. Cartographier l’expérience du client interne pour souligner les points essentiels, comme les frictions fonctionnelles ou émotionnelles. Pour cela, rien ne remplace le test utilisateur. 
  2. Impliquer les parties prenantes, surtout en phase de définition du produit. Les utilisateurs finaux, les équipes business et de développement, ainsi que la DSI doivent se retrouver autour de la table. 
  3. Dresser une ligne de style cohérente avec la charte graphique de l’organisation. Cela facilitera ainsi l’adoption. Variante : s’appuyer sur les mécanismes de l’APIsation pour créer un environnement reconnu des utilisateurs. 
  4. Verrouiller la cybersécurité. Celle-ci ne doit plus être un frein ou une menace pour l’entreprise. Surtout lorsque l’on sait que 4 entreprises sur 5 ont déjà été victimes de cyberattaques. 
  5. Accompagner les utilisateurs au changement. Quand l’application métier est disponible, s’accorder du temps pour présenter son utilisation et guider les manipulations.

Le chiffre à retenir : 82% des collaborateurs aimeraient que leur employeur améliore la qualité de leur expérience numérique au travail. Cette amélioration peut prendre de nombreuses formes, mais créer une meilleure expérience collaborateur via des applications métiers BtoE (Business to Employee) est une des clés du succès.

Nos spécialistes en transformation numérique vous accompagnent dans la réflexion et la mise en place d’une application métier innovante et pérenne.

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