Plus de 90% des entreprises travailleront avec un architecte d’automatisation d’ici 2025, contre moins de 20% aujourd’hui, selon Gartner. Les enjeux de l’automatisation de l’infrastructure (ou infrastructure automation ) sont forts pour les équipes I&O (Infrastructure & Operations). En effet, les organisations, comme les grands groupes et les ETI, sont de plus en plus nombreuses à avoir recours à l’automatisation de l’infrastructure basée sur l’intelligence artificielle (AI ou Infrastructure Automation) et le machine learning .

Les avantages sont évidents : des tâches auparavant effectuées manuellement (installation, configuration, maintenance de l’infrastructure) peuvent être désormais exécutées par des logiciels. Cela permet évidemment de gagner du temps, mais également de limiter les erreurs. Il est donc normal que les directions informatiques s’y intéressent et commencent à mettre en place de telles solutions dans le système d’information. C’est une question au cœur de la compétitivité des entreprises. Gartner popularise même le terme hyperautomatisation, une notion qui englobe toute la tendance autour de l’automatisation de l’ensemble de l’organisation, au-delà de l’infrastructure IT. En matière d’infrastructure IT, il existe plusieurs solutions pour mettre en œuvre une stratégie d’automatisation. L’étude Gartner met en avant celles qui inspirent « le plus confiance » : ce sont VMware vRealize (56%), Red Hat Ansible Automation Platform (35%) et Puppet (16,5%).

Selon une enquête française, les DSI attendent 3 grandes caractéristiques de la part de leurs outils d’automatisation :

  • Une simplicité d’utilisation maximale ;
  • Une intégration avec leurs processus de sécurité ;
  • Une association à leurs interfaces de programmation (API).

Selon ces mêmes DSI, l’infrastructure automation vise à remplir 3 grands objectifs :

  • standardiser le processus d’exploitation IT ;
  • réduire les délais de production ;
  • optimiser le support technique.

L’automatisation, indispensable au modèle DevOps

Le modèle DevOps s’appuie sur l’automatisation des tâches d’exploitation courantes. Leur gestion nécessite une plateforme qui offre également des outils d’automatisation intégrés, et qui fonctionne avec tout type d’infrastructure. Or, bien que de nombreuses entreprises s’y soient déjà mises, près de 4 organisations sur 5 déclarent être bloquées dans les étapes intermédiaires de l’évolution DevOps.

Réussir sa démarche DevOps revient en effet à relever certains défis, dont celui de l’infrastructure automation . C’est pourquoi d’ici 2023, 90% des entreprises pourraient échouer dans cette mission si elles ne créent pas une plateforme partagée en libre-service (shared self-service platform). Cette véritable boîte à outils permet aux équipes I&O (Infrastructure & Operations) de soutenir efficacement le travail des équipes DevOps.

On trouve au cœur de l’idée d’automatisation en DevOps l’approche CI/CD, un concept lié à l’intégration, la distribution et le déploiement continus. L’approche CI/CD s’appuie sur l’automatisation pour augmenter la fréquence de distribution des applications de l’infrastructure et du système d’information, plus précisément au niveau des étapes de développement.

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Le passage de l’automatisation à l’orchestration

L’automatisation permet de se passer de l’intervention humaine. A ce titre, elle présente donc certains avantages liés à la performance. Cependant, il est indispensable de coordonner et d’assembler chacune des tâches de l’infrastructure automation pour en faire un processus global et structuré. C’est le rôle de l’orchestration.

Les outils d’orchestration vont au-delà de l’automatisation. Là où l’automatisation concerne une tâche donnée, l’orchestration concerne l’articulation de ces tâches entre elles. Les développeurs et les équipes I&O peuvent ainsi rapidement créer de nouvelles plateformes sans avoir à utiliser de scripts personnalisés. En ce sens, l’orchestration est une évolution de l’automatisation, mais elle n’est possible que si les capacités du SI et de l’infrastructure sont suffisantes.

Passer de l’automatisation de l’infrastructure à l’orchestration du système d’information implique en pratique la mise en place de plateformes SOAP. Le protocole de messagerie SOAP (Simple Object Access Protocol) permet à des programmes qui s’exécutent sur des systèmes d’exploitation distincts de communiquer entre eux à l’aide du protocole HTTP et du langage XML. Des programmes aussi différents que Windows et Linux par exemple peuvent ainsi communiquer entre eux.

Le cloud distribué

Le cloud distribué fait partie des éléments qui permettent d’optimiser le déploiement des applications. Il s’agit d’exécuter un service cloud public dans différents emplacements afin de le gérer de manière plus rapide.

Forte tendance en 2021 et même futur du cloud selon Gartner, l’idée est d’avancer progressivement vers une disponibilité à 100% et une performance optimale des infrastructures IT. L’enjeu ? Bénéficier de la puissance mais aussi de la simplicité d’utilisation des services managés en minimisant la latence, une base solide pour le déploiement de l’automatisation.

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L’automatisation « self-service »

L’automatisation « self-service » regroupe des outils d’infrastructure automation qui aident les utilisateurs et les équipes I&O à lancer des processus automatisés, et qui sont d’habitude l’apanage de la DSI. Pour résumer trivialement, cela permet à davantage de personnes de l’entreprise d’automatiser leurs démarches sur le SI.

Alors que le nombre d’interactions avec les utilisateurs augmente considérablement, ce n’est pas le cas des ressources des équipes IT. Concrètement, c’est ce qui permet par exemple aux utilisateurs de réinitialiser eux-mêmes simplement leur mot de passe, ou de lancer facilement l’onboarding d’un nouvel arrivant (c’est-à-dire son intégration et sa prise en main des outils).

L’automatisation « self-service » est donc un principe facilitateur de l’expérience pour les utilisateurs finaux, et permettant aux équipes IT de leur déléguer certaines tâches.

L’automatisation du management des plateformes hybrides

Expression très tendance dans l’univers du cloud, le HDIM (Hybrid digital infrastructure management) désigne selon les situations des infrastructures où coexistent des datacenters sur site, des clouds privés et des clouds publics. Les environnements hybrides rendent complexe la gestion de l’infrastructure, du réseau, des applications et des utilisateurs. Il est alors très compliqué de maintenir et de faire évoluer une telle infrastructure manuellement. C’est là que l’automatisation entre en jeu. Elle permet d’appliquer les mêmes règles de gestion aux systèmes sur site et aux ressources dans le cloud, en assurant leur cohérence.

En pratique, il est très rare qu’une entreprise se contente d’une solution ou d’une autre. Il semble donc évident de faire intervenir systématiquement l’automatisation de la gestion de ce type d’infrastructure.

L’automatisation est donc devenue indispensable dans l’ensemble des organisations qui ont des infrastructures complexes, déploient fréquemment et rapidement des applications et souhaitent optimiser la valeur de leurs équipes IT. Mettre en place des procédés d’infrastructure automation est une étape stratégique pour rester compétitif sur son marché. N’attendez pas de vous laisser dépasser et engagez une démarche le plus tôt possible.

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