Entre Scrum et Kanban, votre cœur balance ? Sachez que vous n’êtes pas les seuls. Ces deux méthodes agiles, bien que complémentaires, sont souvent confrontées et font l’objet de nombreuses questions au sein des organisations qui travaillent en mode agile.

Alors, quelles sont-elles ? Quelles différences dans l’approche ? Laquelle est la mieux adaptée à votre organisation ? Pourquoi pas un mélange des deux ? C’est tout l’objet de cet article.

Kanban et Scrum : définitions

Les méthodes Kanban et Scrum sont devenues de véritables porteétendards de l’agilité. Il convient donc de rappeler les spécificités de chacune.

C’est quoi, la méthode Scrum ?

Parmi les nombreuses méthodes agiles fondées sur le Manifeste Agile, Scrum est une méthode qui se concentre sur la gestion de projet collaborative et un cycle de développement court dans un seul but : optimiser la productivité des équipes.

Pour faire court, voici les six grands piliers de Scrum :

  • Itération : on travaille sur une courte période de durée fixe (entre une semaine et un mois) jalonnée par une série d’activités conclue par une livraison.
  • Incrémentation : on travaille tâche après tâche de façon progressive.
  • Adaptation : les cycles courts facilitent le pivotement dans le projet.
  • Transparence : la communication et le suivi doivent être transparents pour assurer la réussite de Scrum.
  • Inspection : elle doit être régulière pour suivre l’écart entre les objectifs fixés et le travail effectif réalisé.

Pour comprendre en détail l’approche Scrum, allez faire un tour sur notre article sur le Scrum Master et son rôle organisationnel par rapport à un chef de projet.

C’est quoi, la méthode Kanban ?

Kanban est une méthode agile qui s’inspire de l’approche Lean. Kanban est hérité de l’industrie automobile (Toyota) et se fonde sur les fameux systèmes de « flux tirés » (méthode de production qui se déclenche uniquement à la commande du client).

En somme, Kanban est une approche en perpétuelle adaptation au besoin client, dont l’objectif est le suivant : limiter la surproduction, et réduire les délais et les coûts. On restreint la surcharge pour créer la disponibilité.

Une autre particularité de la méthode Kanban, c’est la visualisation de l’avancement des tâches. L’approche Kanban permet de représenter le flux de travail dans une optique d’amélioration continue.

3 différences majeures dans les approches Scrum et Kanban

La longueur des cycles

Là où, avec Scrum, on travaille sur des cycles courts (allant d’une à parfois quatre semaines), avec Kanban, on mise sur l’amélioration continue. Le développement n’est pas figé et peut faire l’objet d’une évolution tout au long du projet.

Kanban est donc plus adapté quand il s’agit de traiter de nombreux sujets divers : livrer en continu facilite l’échelonnage des plans de test. Alors que si tout est livré en fin de sprint, cela peut créer des bouchons lorsque le nombre de tâches est élevé.

La visualisation

La méthode Kanban est beaucoup plus visuelle que la méthode Scrum : Kanban repose sur une modélisation visuelle de l’ensemble des opérations à mener. Chaque étape est strictement délimitée, à l’image de ce tableau :

Source : Dennis Hamilton

Scrum est davantage fondé sur une approche et une interface textuelles. Le flux de travail est précisément décrit du début jusqu’à la réalisation finale. Et s’il reste des tâches à réaliser dans le sprint, on les reporte au suivant !

La responsabilisation des collaborateurs et la délimitation des rôles

Dans la méthode Scrum, les rôles de chaque acteur sont clairement définis. On retrouve en général trois rôles principaux :

  • Le Scrum Master : il est responsable de l’orientation de l’équipe et de la gestion du backlog.
  • Le Product Owner : il est garant du respect et de la gestion des délais.
  • Les développeurs : ils exécutent les tâches convenues lors du sprint.

Avec Kanban, on n’apporte pas de changement radical à la constitution actuelle des équipes. On conseille tout de même d’implémenter deux rôles :

  • Un gestionnaire de prestation de services: il est garant du flux. Il fait en sorte que des tâches soient effectuées en continu tout en évitant les points de blocage et les embouteillages.
  • Un gestionnaire de demande de services : c’est un chef d’équipe.

Et Scrumban, dans tout ça ?

On peut s’en douter : le Scrumban, c’est un savant mélange de Scrum et de Kanban.

La méthode de travail se rapproche de celle de Kanban : peu d’itérations, peu de tâches, ce qui laisse de la place aux équipes pour s’adapter si nécessaire. Scrumban emprunte aussi à Kanban le fonctionnement en flux tiré.

Scrumban ajoute à cela des éléments et des artefacts de Scrum : la fréquence des évènements n’est pas du tout figée, ce qui peut laisser place à des sprints récurrents (alors qu’avec Kanban, on ne fait pas de sprint).

Vous souhaitez implémenter (ou améliorer) une méthode agile au sein de votre organisation ? Nos équipes de spécialistes en management et en méthodes agile sont là pour vous aider à mettre en place la méthode la mieux adaptée en fonction de vos besoins et vos ressources.

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